21.10.2021

Marchés publics : a priori, il ne devrait plus y avoir de problèmes

Durant plusieurs mois, Daniel Gibbs n’a cessé de répéter que «Saint-Martin était la collectivité la plus contrôlée de France». Qu’en plus du passage d’Irma, il a été freiné dans ses réalisations «par l’Etat» qui a retoqué un certain nombre de marchés publics car les procédures ne respectaient pas la réglementation en vigueur.

La semaine dernière, le préfet Serge Gouteyron a donné une conférence de presse au sujet du climat social, de la vaccination obligatoire des personnels soignants et de l’application du PPRN révisé. Il a en outre invité les médias à l’interroger sur d’autres sujets. Celui de la gestion des sargasses a été abordé de même que celui des marchés publics. La question était de savoir si ces derniers étaient toujours «bloqués par l’Etat».

Serge Gouteyron a expliqué avoir installé rapidement après son arrivée une «cellule» pour suivre les procédures de marchés publics. Il s’est agi notamment de «faire des propositions en cas de difficultés, de rappeler la réglementation si nécessaire. Dans le cadre d’un marché public, des pièces doivent être produites par les prestataires», indique le préfet dont les services doivent s’assurer du «suivi des dépenses publiques».

Avec sa cellule, le représentant a voulu améliorer et «fluidifier les relations entre l’Etat, la COM et la direction des finances publiques». Et laisse comprendre qu’il pense y être parvenu. Autrement dit les marchés publics lancés aujourd’hui ne devraient plus être annulés faute de non respect de la loi. S’ils n’aboutissent pas, ce sera pour une autre raison.

Estelle Gasnet